Plouzané - Layrac. Layrac, qui es-tu ? Publié le 09 mai 2018 à 00h00 Modifié le 09 mai 2018 à 08h29 par LE TELEGRAMME

9 mai 2018 - 09:54

 

 

Le Pac devra se méfier de l'ancien joueur de Saint-Nazaire, l'expérimenté Romain Decottignies.

Les Plouzanéens du Pac peuvent atteindre, avec une victoire en 16e de finale, le niveau supérieur de Fédérale 2. Sur leur chemin se dresse l'AS Layrac, club typique du rugby du Sud-Ouest de la France. Découverte de cette équipe, qui a réuni 1.200 spectateurs contre La Baule en 32e s. Rien que ça.

Dimanche dernier, après la qualification acquise aux dépens de Blaye, la joie, bien légitime, était de mise dans les vestiaires Plouzanéens, chacun profitant de ces instants si particuliers que procurent les matchs de phase finale. Le staff avait toutefois l'oreille collée aux portables : « Alors c'est qui ? ». Très rapidement, joueurs, dirigeants et supporters ont mis un nom sur le futur adversaire des bleus ciel et blancs en 16e de finale du championnat de France : Layrac. Et une autre question est apparue « Mais c'est où ? ».

Un rugby de « tradition Sud-Ouest »


Hormis quelques rares érudits en géographie tous s'interrogeaient. Commune du Sud-Ouest de la France, en Nouvelle-Aquitaine, Layrac fait partie de l'agglomération d'Agen, en Lot-et-Garonne. « Là-bas, tout le monde s'y connait en rugby, pas besoin de carte de France ». Un long déplacement de quelque 800 km attend donc les Finistériens. Mais c'est aussi ça le charme des matchs des phases finales hexagonales. Le club de rugby de cette commune de 3.600 habitants a réussi l'exploit de rassembler 1.200 spectateurs contre La Baule. Les coéquipiers du capitaine Lefrancois peuvent donc s'attendre à entrer, le 20 mai, sur la pelouse du stade José Pénètro, devant un nombreux et bruyant public. L'AS Layracaise a fini seconde de la poule 9 en saison régulière. Coachée par Bourdheilh et De Carli, l'équipe possède des trois quarts performants avec notamment l'ancien joueur de Saint-Nazaire, Decottignies, et un paquet d'avant bien dans la tradition du Sud-Ouest, dense et difficile à bouger.

« Aller faire un truc là-bas »


Steven Sparks s'attend donc à un déplacement périlleux, et va préparer le groupe dans l'esprit « d'aller faire un truc là-bas », même si la chose ne sera pas aisée dans ce fief rugbystique. Présentés dans les médias locaux comme les irréductibles Bretons, les Plouzanéens vont devoir jouer à leur meilleur niveau pour mettre toutes les chances de leur côté pour le match retour à Keramazé, du 27 mai et accéder au niveau supérieur, la fédérale 2.

Concernant Connor Diplock, comme on pouvait le craindre, c'est bien une fracture malléolaire et donc fin de saison pour le talonneur britannique. Autre inquiétude pour le n° 15 Cessou, remplacé en fin de match suite à des douleurs au niveau du genou. Des examens plus approfondis sont nécessaires pour établir un diagnostic précis. Le staff croise les doigts pour qu'il ne soit que bénin. Pour soigner les autres petits bobos, le repos de quinze jours est le bienvenu pour l'ensemble du groupe plouzanéen.


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