Vincent Inigo raccroche Publié le 05/06/2018 à 03:53, Mis à jour le 05/06/2018 à 07:55 par LE PETIT BLEU

5 juin 2018 - 09:13

Il y a deux ans, il était aux Jeux Olympiques de Rio avec Damien Cler avec France 7. Il y a un an, il était porté en triomphe par ses coéquipiers de France 7 pour son dernier Seven's à Paris. Vincent avait promis à son benjamin de frère Romain de venir jouer avec lui à Layrac.

Vincent Inigo, toujours à l'aise sans pression mais aimant la mettre, gratifia le public de gestes techniques formidables. Le troisième frère Sébastien est encore sous contrat avec Colomiers. Patrice, le père, aurait aimé voir ses trois fils jouer ensemble sous le même maillot. Romain, secoué à Plouzané, n'était pas sur la feuille de match. Vincent s'était ménagé toute la semaine pour y être mais ses adducteurs n'ont pas tenu, l'obligeant à déclarer forfait juste avant le coup d'envoi.

«Tu as envie de jouer avec les copains. Je voulais bien finir, amener Layrac le plus haut possible mais quand t'es pas à 100 %, c'est pas la peine. Il faut savoir laisser sa place. J'ai vécu le match de l'extérieur. C'était dur. Eux étaient costauds. Ça nous a pas ressemblé. Ce match n'avait rien à voir avec nos matches précédents. On était un peu perdus sur le terrain. On n'a pas eu trop le ballon. Avec le vent en deuxième mi-temps, on a su occuper mais on n'a pas trop joué à la main. Nos qualités sont le jeu de mouvement parce qu'on n'est pas des plus solides mais on est bons joueurs de ballons et mobiles. On n'a pas su les faire déjouer. Floirac sur ce match a été meilleur que nous.»

Vincent a foulé beaucoup de terrains sur la planète avec sa carrière à XV et à VII mais il avouait son régal d'avoir terminer à l'AS Layrac. «C'est pas facile de perdre son président pendant la saison. J'ai découvert à Layrac des types que je connaissais pas, ce milieu de club familial. Je me suis régalé. J'ai adoré. Tu viens pour faire plaisir. J'étais content d'arriver le premier à l'entraînement alors que ça fait vingt ans que je m'entraîne tous les jours. Les types sont super, les bénévoles le sont aussi. Je suis dégoûté que ça se finisse comme ça mais on peut pas gagner tous les matches. Perso, je suis usé, j'ai mal partout. J'ai 35 ans. C'était magique. Je me suis régalé».

De notre correspondant Jean-Michel Lacombe

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